Après notre grande première sur les planches (en terre battue) du théâtre éducatif, nous avons passé la fin du week-end à Sucre.
Il est 18h quand nous arrivons à Sucre, on pensait arriver avant 15h... Comme tout est fermé, on décide de suite de ne rentrer que lundi pour avoir un peu de temps pour visiter. On dit de cette ville que c’est la capitale de l’art baroque de toute l’Amérique Latine! C’est vrai qu’elle est vraiment charmante. On y retrouve bien sûr tous les attraits d’une ville coloniale qu’on vous a déjà décrits tant de fois. C’est une ville tranquille et animée, c’est très agréable. Les 1200m d’altitude en moins par rapport à Potosi nous font un bien fou. Le soir de notre arrivée, nous assistons à un défilé anniversaire d’une université de la ville. Les étudiants exécutent des chorégraphies à faire pâlir un Sup de Co. Les mecs sont habillés en torero ultra-macho et les filles en minijupe ridicule. C’est très kitsch mais ça met de l’ambiance!
L’attrait de Sucre réside aussi dans sa proximité avec Tarabuco, où se déroule un grand marché le dimanche. Notre programme du deuxième jour est donc tout trouvé! En arrivant à Tarabuco, on est plutôt agréablement surpris parce qu’il n’y a pas trop de touristes malgré la renommée du marché. Au contraire, les indiens sont les plus nombreux ; ils viennent de toute la campagne environnante pour vendre leurs produits et faire leurs achats. Il y a bien entendu beaucoup de boutiques d’artisanat qui proposent de vraies merveilles, notamment des ponchos qui ne sont malheureusement pas abordables. On trouve plein d’autres jolies choses plus dans nos prix. On en profite aussi pour s’acheter un jean chacun. En effet, Olivier traîne un trou au genou de son pantalon depuis deux mois et Géraldine vient de craquer le sien à un endroit ne laissant pas d’autre choix qu’une mesure d’urgence immédiate!
Le lundi (au soleil!) nous profitons de la matinée avant de prendre le bus pour aller visiter le couvent de la Récolta au sommet d’une colline dominant la ville. La vue est magnifique. Les clochers blancs des églises de la ville percent au milieu des toits de tuiles rouges. La luminosité est superbe et l’appareil photo n’a pas le temps de refroidir! Le couvent est joli mais on retiendra surtout un incroyable cèdre de 1500 ans et le couloir où fût assassiné le deuxième président de la Bolivie.
Sur la route du retour, le bus crève au beau milieu de l'altiplano... ça tombe bien, on était attendus pour une réunion Cenposep le soir même. Le chauffeur démonte une roue arrière pour la mettre devant, ce qui nous donne le temps d'admirer le paysage. Le bus repart, légèrement bancal, mais file droit quand même. En arrivant au Cenposep, on apprend que la réunion n'a finalement pas lieu, ouf!
On a vraiment adoré ces deux jours sucrés où la beauté de la ville et la douceur du climat nous a reposé des rigueurs de Potosi. On a refait le plein d’énergie pour terminer avec enthousiasme notre travail au Cenposep.